« Je suis tout le temps fatigué(e) » : quand la fatigue devient aussi une souffrance psychique
12 août
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Dernière mise à jour : 17 sept.

Consultation psychologique à Levallois-Perret : comprendre la fatigue psychique, le poids des émotions et ce qui peut épuiser intérieurement.
« Je suis fatigué(e) dès le matin. »
« J’ai l’impression de manquer d’énergie en permanence. »
« Pourtant, je dors, mais je ne récupère pas vraiment. »
« Je n’arrive plus à avoir envie de faire les choses comme avant. »
La fatigue est l’une des plaintes les plus fréquentes exprimées en consultation.
Elle peut avoir de nombreuses origines : un rythme de vie intense, un manque de repos, des difficultés personnelles, professionnelles ou relationnelles, mais aussi parfois une souffrance psychique plus profonde.
Lorsque la fatigue s’installe dans la durée, il est important de pouvoir l’écouter et de chercher à comprendre ce qu’elle vient exprimer.
La fatigue n’est pas toujours uniquement physique
Lorsque l’on pense à la fatigue, on pense souvent au corps : manque de sommeil, maladie, surmenage physique ou rythme de vie trop intense.
Ces dimensions sont évidemment importantes et une fatigue persistante nécessite parfois un bilan médical afin d’écarter une cause organique.
Mais il existe également une autre forme de fatigue : la fatigue psychique.
Cette fatigue ne vient pas seulement d’un effort physique.
Elle peut être liée à tout ce que la personne mobilise intérieurement pour tenir, s’adapter, contrôler ou faire face.
Une fatigue liée à ce que l’on porte intérieurement
Certaines personnes arrivent en consultation en disant :
« Je ne comprends pas, je continue à fonctionner, mais j’ai l’impression d’être épuisé(e) intérieurement. »
Elles travaillent, s’occupent de leur famille, répondent aux attentes de leur entourage, accomplissent leurs obligations…
Mais derrière ce fonctionnement apparent, il peut exister une grande mobilisation psychique.
Gérer ses émotions, contenir ses inquiétudes, maintenir une image de soi, éviter certains conflits ou essayer constamment de s’adapter aux autres demande de l’énergie.
Les mécanismes de défense : des protections qui peuvent devenir coûteuses
Tout au long de notre vie, nous développons des mécanismes de défense.
Ils ont une fonction essentielle : ils nous permettent de faire face aux difficultés, de nous protéger de certaines émotions trop douloureuses ou de traverser des périodes complexes.
Par exemple, certaines personnes vont beaucoup contrôler, minimiser leurs difficultés, repousser leurs propres besoins ou continuer à avancer malgré leur épuisement.
Ces mécanismes peuvent être utiles dans certaines situations.
Mais lorsqu’ils deviennent permanents, ils peuvent demander une énergie considérable.
Une partie de soi reste alors constamment mobilisée pour maintenir un équilibre intérieur.
La lutte psychique : quand une partie de soi dépense beaucoup d’énergie
La fatigue psychique peut aussi apparaître lorsqu’une personne est prise dans des conflits intérieurs.
Une partie d’elle peut vouloir avancer tandis qu’une autre ressent de la peur, du doute ou de la résistance.
Elle peut lutter contre certaines pensées, certaines émotions ou certains désirs qu’elle ne s’autorise pas toujours à reconnaître.
Cette lutte intérieure, souvent inconsciente, peut être épuisante.
Parfois, ce n’est pas seulement ce que nous faisons qui nous fatigue, mais aussi tout ce que nous retenons, contrôlons ou empêchons de s’exprimer.
Quand on tient trop longtemps sans s’écouter
Certaines personnes ont appris très tôt à être fortes, autonomes ou à ne pas montrer leurs difficultés.
Elles peuvent avoir intégré l’idée qu’il faut continuer, ne pas déranger, répondre aux attentes et faire face.
Avec le temps, cette adaptation permanente peut conduire à un épuisement.
Le corps et le psychisme peuvent alors envoyer un signal :
« Il devient nécessaire de prendre soin de ce qui a été mis de côté. »
La fatigue comme un message à entendre
La fatigue n’est pas seulement un obstacle à faire disparaître.
Elle peut aussi être un indicateur.
Elle peut inviter à se questionner :
« Depuis quand suis-je fatigué(e) ? »
« Qu’est-ce qui me demande autant d’énergie aujourd’hui ? »
« Est-ce que je m’autorise réellement à prendre soin de moi ? »
« Qu’est-ce que je porte seul(e) depuis longtemps ? »


