Se sentir tout le temps coupable : pourquoi la culpabilité prend-elle autant de place ?
3 août
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Consultation psychologique à Levallois-Perret : comprendre la culpabilité, le besoin de satisfaire les autres et les difficultés à trouver une place plus juste pour soi.
« Je me sens coupable pour tout. »
« Dès que je pense à moi, j’ai l’impression d’être égoïste. »
« J’ai toujours peur d’avoir blessé quelqu’un. »
« Je m’excuse même quand je n’ai rien fait de mal. »
« J’ai l’impression de devoir constamment me justifier. »
Ces phrases sont souvent celles de personnes qui arrivent en consultation avec un sentiment de culpabilité très présent dans leur quotidien.
La culpabilité fait partie de l’expérience humaine.
Elle peut avoir une fonction importante : elle permet de prendre conscience de l’autre, de reconnaître une erreur, de réparer une relation lorsqu’une personne a été blessée.
Mais lorsqu’elle devient permanente, envahissante et qu’elle accompagne chaque décision, chaque parole ou chaque désir, elle peut devenir une véritable source de souffrance.
Quand la culpabilité dépasse la responsabilité
Il existe une différence importante entre être responsable de ses actes et se sentir responsable de tout.
Certaines personnes peuvent ressentir une culpabilité excessive face aux émotions des autres :
« Il est triste, c’est sûrement de ma faute. »
« Elle est déçue, j’aurais dû faire autrement. »
« Si quelqu’un va mal autour de moi, je dois trouver une solution. »
Elles portent alors une responsabilité qui dépasse parfois leur véritable place.
Elles se sentent chargées du bien-être, du bonheur ou des réactions de leur entourage.
« Penser à moi me donne l’impression de faire quelque chose de mal »
Une des formes de culpabilité les plus fréquentes concerne la difficulté à prendre soin de soi.
Certaines personnes peuvent ressentir de la culpabilité lorsqu’elles :
prennent du temps pour elles ;
expriment un besoin ;
refusent une demande ;
choisissent ce qui leur convient ;
se reposent.
Elles peuvent avoir appris que leur valeur dépendait beaucoup de ce qu’elles apportaient aux autres.
Ainsi, penser à soi peut être vécu non pas comme un besoin légitime, mais comme une forme d’égoïsme.
La culpabilité et la peur de décevoir
Derrière une culpabilité importante se trouve souvent une grande sensibilité au regard de l’autre.
Certaines personnes ont une peur intense de décevoir, de ne pas être suffisamment aimées ou de perdre le lien.
Elles peuvent alors chercher constamment à être irréprochables.
Elles vérifient leurs paroles, anticipent les réactions des autres et reviennent sans cesse sur leurs décisions.
Cette vigilance permanente peut devenir épuisante.
D’où vient cette culpabilité excessive ?
Notre rapport à la culpabilité se construit progressivement au cours de notre histoire.
L’enfance, les relations familiales, les attentes auxquelles nous avons été confrontés et la manière dont nous avons appris à trouver notre place participent à construire notre rapport à nous-mêmes et aux autres.
Certaines personnes ont très tôt appris à être responsables, à ne pas déranger, à prendre soin des autres ou à répondre aux attentes.
Ces adaptations ont souvent eu une fonction.
Elles ont permis de trouver une place dans l’environnement familial ou relationnel.
Mais à l’âge adulte, elles peuvent parfois devenir trop contraignantes.
Quand la culpabilité devient une lutte intérieure
Certaines personnes vivent avec une exigence permanente envers elles-mêmes.
Elles peuvent penser :
« J’aurais dû faire mieux. »
« Je n’en fais jamais assez. »
« Je ne suis pas une bonne personne si je ne réponds pas aux besoins des autres. »


