La charge mentale : quand penser à tout devient épuisant
4 août
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Consultation psychologique à Levallois-Perret : accompagner les personnes qui se sentent constamment sollicitées, responsables de tout et épuisées par la nécessité de tout anticiper.
« Je pense à tout, tout le temps. »
« Si je ne m’en occupe pas, personne ne le fera. »
« Je n’arrive jamais vraiment à me poser. »
« Même quand je me repose, ma tête continue de fonctionner. »
Ces phrases sont aujourd’hui très fréquentes en consultation.
La charge mentale est souvent associée à l’organisation du quotidien, notamment dans la vie familiale, mais elle dépasse largement la simple question de la répartition des tâches.
Elle concerne aussi tout ce travail invisible qui consiste à anticiper, prévoir, organiser, se souvenir, prendre soin des autres et porter une multitude de préoccupations simultanément.
À long terme, cette mobilisation permanente peut devenir épuisante.
Quand l’esprit ne s’arrête jamais
Certaines personnes ont le sentiment d’avoir constamment une « liste dans la tête ».
Penser aux rendez-vous, aux besoins des enfants, aux obligations professionnelles, aux démarches, aux attentes de l’entourage…
Même lorsque le moment est consacré au repos, une partie d’elles reste en alerte.
Elles peuvent ressentir :
« Je suis présente physiquement, mais mon esprit est toujours ailleurs. »
« Je n’arrive pas à profiter du moment présent. »
« J’ai toujours quelque chose à penser. »
Cette impossibilité de véritablement relâcher la tension peut progressivement fatiguer le corps et le psychisme.
La charge mentale : porter ce qui n’est pas toujours visible
La charge mentale ne correspond pas uniquement au fait de faire des choses.
Elle concerne aussi le fait de devoir y penser.
Organiser un anniversaire, anticiper les besoins d’un enfant, prévoir les prochaines échéances, remarquer ce qui manque, penser à ce que les autres ne voient pas encore…
Ce travail d’anticipation demande une attention constante.
La personne peut alors avoir le sentiment d’être la « mémoire » ou le « point d’appui » de tout son entourage.
Quand prendre soin des autres devient une évidence
Certaines personnes ont développé une grande capacité à s’occuper des autres.
Elles savent répondre aux besoins, anticiper les difficultés et être présentes pour leur entourage.
Ces qualités peuvent être précieuses.
Mais parfois, elles deviennent si centrales que la personne finit par ne plus savoir quelle place elle occupe elle-même.
Elle peut se demander :
« Qui prend soin de moi lorsque je prends soin de tout le monde ?
Pourquoi est-il parfois si difficile de déléguer ?
Beaucoup de personnes qui souffrent de charge mentale disent :
« Je préfère le faire moi-même, ce sera plus simple. »
« J’ai du mal à demander de l’aide. »
« Je sais que je devrais lâcher prise, mais je n’y arrive pas. »
Derrière cette difficulté peuvent se trouver différentes choses :
la peur que les choses ne soient pas faites correctement ;
le sentiment d’être responsable de tout ;
la difficulté à faire confiance ;
la culpabilité de demander ;
l’impression que ses propres besoins passent après ceux des autres.
La question n’est donc pas seulement organisationnelle.
Elle touche aussi à la place que la personne s’autorise à prendre.
La culpabilité de penser à soi
Certaines personnes ressentent de la culpabilité lorsqu’elles prennent du temps pour elles.
Elles peuvent penser :
« Je devrais faire autre chose. »
« Il y a toujours quelqu’un qui a besoin de moi. »
« Je n’ai pas le droit de me plaindre. »
Pourtant, prendre soin de soi n’est pas un abandon des autres.
C’est aussi reconnaître que l’on est soi-même une personne avec des besoins, des limites et une énergie qui n’est pas infinie.
La charge mentale et les mécanismes psychiques
Au-delà des contraintes réelles du quotidien, la charge mentale peut aussi être liée à des mécanismes psychiques plus profonds.
Certaines personnes ont appris très tôt à être responsables, autonomes ou attentives aux besoins des autres.
Elles peuvent avoir développé une vigilance permanente, comme une manière de maintenir un équilibre autour d’elles.
Cette façon de fonctionner a souvent eu une utilité.
Elle a pu permettre de s’adapter, de prendre soin, de traverser certaines périodes.
Mais lorsqu’elle devient constante, elle peut devenir épuisante.
Entendre ce que la fatigue vient dire
Lorsque la charge mentale devient trop importante, certaines personnes ressentent :
« Je n’en peux plus. »
« Je suis à bout. »
« J’ai besoin que quelque chose change. »
Cette fatigue peut être un signal.
Elle peut inviter à réfléchir à ce qui est porté depuis longtemps, à la place laissée aux autres et à celle qui est laissée à soi-même.
La consultation psychologique : un espace pour déposer ce qui pèse
La consultation permet de prendre un temps pour soi, dans une société où il est souvent difficile de ralentir.
Elle offre un espace où la personne peut déposer ce qu’elle porte, mettre des mots sur son épuisement et réfléchir à son fonctionnement.
À travers la parole, il devient possible d’explorer :
ce qui rend difficile le fait de demander de l’aide ;
la peur de décevoir ;
la culpabilité ;
la manière dont chacun s’est construit dans la relation aux autres.


