La peur de l’abandon : pourquoi certaines séparations ou distances deviennent-elles si douloureuses ?
2 août
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Consultation psychologique à Levallois-Perret : comprendre la peur de perdre l’autre, l’insécurité affective et les difficultés dans les relations.
« J’ai toujours peur qu’on m’abandonne. »
« Dès que quelqu’un s’éloigne, je pense que j’ai fait quelque chose de mal. »
« Je m’attache très vite et j’ai peur de perdre l’autre. »
« Je sais que je devrais prendre du recul, mais je n’y arrive pas. »
Ces phrases reviennent fréquemment chez des personnes qui consultent parce que leurs relations sont source d’une grande souffrance émotionnelle.
La peur de l’abandon peut se manifester dans les relations amoureuses, amicales ou familiales.
Elle ne signifie pas nécessairement que la personne est « trop sensible » ou qu’elle manque de volonté.
Elle peut être liée à une histoire singulière, à des expériences relationnelles passées et à la manière dont chacun a appris à se sentir en sécurité dans le lien à l’autre.
Quand la distance de l’autre devient une source d’angoisse
Pour certaines personnes, un changement dans la relation peut provoquer une inquiétude très importante.
Un message qui tarde à arriver, une personne moins disponible, une remarque interprétée comme une critique peuvent être vécus comme un signe de rejet.
La personne peut alors ressentir :
« Il ou elle va partir. »
« Je ne compte plus. »
« Je vais être remplacé(e). »
Cette peur peut prendre beaucoup de place et rendre difficile le fait de vivre la relation avec davantage de tranquillité.
Le besoin d’être rassuré constamment
Certaines personnes cherchent régulièrement des preuves qu’elles sont aimées ou importantes.
Elles peuvent avoir besoin d’être rassurées, de vérifier les sentiments de l’autre ou d’obtenir des signes permanents d’attention.
Ce besoin n’est pas une volonté de contrôler l’autre.
Il traduit souvent une insécurité intérieure :
« Est-ce que je peux être aimé(e) sans avoir besoin de le vérifier constamment ? »
D’où vient la peur de l’abandon ?
Notre manière d’entrer en relation se construit progressivement.
Les premières expériences affectives, les liens familiaux, les séparations vécues ou la manière dont nous avons été accueillis dans nos émotions participent à construire notre rapport au lien.
Certaines personnes ont connu des expériences où elles ont ressenti une forme d’instabilité, d’imprévisibilité ou de manque de disponibilité affective.
Ces expériences peuvent laisser une trace dans la manière dont elles envisagent les relations à l’âge adulte.
Elles peuvent devenir particulièrement attentives aux signes de distance ou de rejet.
Quand l’autre devient indispensable pour se sentir exister
La relation à l’autre peut parfois prendre une place tellement importante qu’il devient difficile de se sentir bien seul(e).
La personne peut avoir le sentiment que son équilibre dépend entièrement de la présence ou de l’attention de l’autre.
Elle peut penser :
« Si cette personne part, je ne sais pas comment je vais tenir. »
« Sans cette relation, je ne suis plus vraiment moi-même. »
La question n’est pas d’aimer trop.
Elle concerne plutôt la place que prend la relation dans la construction de l’image de soi.
La peur de l’abandon et les comportements qui peuvent fragiliser le lien
Lorsqu’une peur est très intense, elle peut parfois conduire à des réactions destinées à se protéger :
chercher constamment à être rassuré ;
éviter de montrer ses besoins par peur d’être rejeté ;
accepter des situations qui font souffrir pour ne pas perdre l’autre ;
tester les sentiments de l’autre ;
s’éloigner soi-même avant d’être abandonné.
Ces réactions ne sont pas des choix conscients.
Elles peuvent être comprises comme des tentatives pour éviter une souffrance redoutée.
Aimer l’autre sans disparaître soi-même
Une relation équilibrée ne signifie pas ne jamais avoir besoin de l’autre.
Le lien affectif est une dimension essentielle de la vie humaine.
Mais il devient douloureux lorsque la peur de perdre l’autre empêche d’exister pleinement dans la relation.
Pouvoir aimer suppose aussi de pouvoir rester en contact avec soi-même :
ses besoins ;
ses limites ;
ses envies ;
son identité propre.


