Quand choisir devient impossible : comprendre le doute et l’inhibition
25 juil.
4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Psychologue clinicienne à Levallois-Perret, je vous accompagne lorsque le doute, les questionnements ou les difficultés à prendre une décision deviennent une source de souffrance dans votre vie personnelle, professionnelle ou relationnelle.
Prendre une décision fait partie de la vie quotidienne.
Choisir un métier, une orientation, un lieu de vie, une relation, un projet ou simplement prendre position dans une situation peut parfois sembler difficile.
Pour certaines personnes, cependant, le choix devient une véritable source d’angoisse.
Elles peuvent rester bloquées entre plusieurs possibilités, chercher constamment à être rassurées ou avoir le sentiment qu’aucune décision ne sera jamais suffisamment bonne.
Elles disent parfois :
« J’ai peur de faire le mauvais choix. »
« Je réfléchis tellement que je n’arrive plus à décider. »
« Et si je regrettais ma décision ? »
« J’ai toujours besoin d’être sûre avant d’agir. »
« Je sais ce que je devrais faire, mais quelque chose m’empêche de passer à l’action. »
Lorsque le doute prend trop de place, il peut devenir épuisant et empêcher d’avancer.
Douter : une capacité normale qui peut parfois devenir une souffrance
Le doute fait partie du fonctionnement humain.
Il permet de réfléchir, de prendre en compte les conséquences de ses choix et de ne pas agir de manière impulsive.
Mais dans certaines situations, le doute ne joue plus ce rôle de réflexion : il devient envahissant.
La personne peut alors chercher une certitude impossible à atteindre.
Elle analyse chaque possibilité, imagine tous les scénarios, revient sans cesse sur sa décision et reste dans une attente permanente.
Le choix, au lieu d’être une ouverture vers l’avenir, devient alors une source de tension.
La peur de se tromper et la peur de choisir
Derrière une difficulté à décider, il existe souvent une double crainte.
La peur de se tromper :
« Et si je faisais le mauvais choix ? »
Mais aussi parfois la peur de choisir :
Car choisir signifie également renoncer.
Lorsque nous prenons une direction, nous abandonnons nécessairement d’autres possibilités.
Pour certaines personnes, cette perte est difficile à accepter.
Elles restent alors dans un entre-deux, comme si ne pas choisir permettait de préserver toutes les possibilités ouvertes.
Pourtant, cette absence de décision peut elle-même devenir une source de souffrance.
Quand le doute devient une inhibition
En psychologie, on parle d’inhibition lorsqu’une personne se trouve empêchée d’agir alors même qu’elle en a le désir ou la capacité.
L’inhibition ne correspond pas à un manque de volonté.
Elle peut être comprise comme un conflit intérieur qui bloque l’action.
La personne peut avoir envie d’avancer, mais ressentir comme une force contraire qui l’empêche de se décider.
Elle peut dire :
« Je sais ce que j’aimerais faire, mais je n’arrive pas à me lancer. »
« J’attends toujours le moment où je serai enfin sûre. »
« Je me sens bloqué(e) alors que rien ne m’empêche réellement d’agir. »
Explorer cette inhibition permet de chercher ce qui se joue derrière cet empêchement.
Pourquoi est-il parfois si difficile de choisir ?
La difficulté à prendre une décision peut avoir différentes origines.
Elle peut être liée à :
une peur importante de l’échec ;
la crainte de décevoir les autres ;
un besoin de perfection ;
une difficulté à accepter l’incertitude ;
une faible confiance dans ses propres choix ;
des expériences passées qui ont fragilisé la capacité à décider.
Certaines personnes ont appris très tôt à se méfier de leurs propres envies ou à privilégier les attentes des autres.
Elles peuvent alors avoir du mal à reconnaître ce qu’elles désirent réellement.
Choisir, c’est aussi accepter de ne pas tout maîtriser
Dans certaines situations, la difficulté à choisir peut être liée à une recherche de garantie absolue.
La personne aimerait être certaine avant d’agir.
Mais certaines décisions importantes de la vie ne peuvent jamais être accompagnées d’une certitude totale.
Choisir implique une part d’inconnu.
Le travail thérapeutique peut alors permettre d’explorer le rapport que chacun entretient avec le risque, la perte, l’erreur et la responsabilité.
La place de la psychothérapie : comprendre ce qui empêche d’avancer
Une psychothérapie permet de prendre un temps pour comprendre ce qui se joue derrière cette difficulté à décider.
Au-delà de la décision elle-même, il s’agit souvent d’explorer :
ce que représente le choix pour la personne ;
les peurs qui apparaissent lorsqu’elle doit se positionner ;
les attentes auxquelles elle cherche à répondre ;
les conflits intérieurs qui peuvent maintenir le doute.


