Pourquoi ai-je toujours l’impression de devoir être parfait(e) ? Quand l’exigence envers soi devient épuisante
27 juil.
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Consultation psychologique à Levallois-Perret : comprendre le perfectionnisme, la peur de l’erreur et la pression intérieure qui empêche parfois de s’apaiser.
« Je ne suis jamais satisfait(e) de ce que je fais. »
« J’ai toujours l’impression que je pourrais mieux faire. »
« Même quand je réussis, je vois surtout ce qui n’est pas parfait. »
« J’ai peur de décevoir si je ne suis pas à la hauteur. »
Ces phrases sont souvent celles de personnes qui consultent parce qu’elles ressentent une pression intérieure permanente.
Elles peuvent être très investies dans leur travail, leur vie familiale ou leurs relations.
Elles donnent beaucoup, cherchent à bien faire et sont souvent perçues par leur entourage comme des personnes fiables.
Pourtant, intérieurement, elles vivent parfois avec le sentiment de ne jamais en faire assez.
Quand vouloir bien faire devient une source d’épuisement
Chercher à progresser, être impliqué(e) et avoir envie de bien faire sont des qualités.
L’exigence envers soi peut permettre de se dépasser et de construire des projets importants.
Mais lorsque cette exigence devient permanente, elle peut devenir une souffrance.
La personne n’a plus seulement envie de réussir.
Elle ressent qu’elle doit réussir.
La différence est importante.
Car derrière le « je veux faire au mieux » peut parfois se cacher une peur plus profonde :
« Que va-t-il se passer si je ne suis pas parfait(e) ? »
La peur de l’erreur
Pour certaines personnes, faire une erreur n’est pas simplement une erreur.
Elle peut être vécue comme une remise en question de leur valeur personnelle.
Elles peuvent penser :
« Si je me trompe, cela veut dire que je ne suis pas compétent(e). »
« Si je déçois quelqu’un, cela veut dire que je ne suis pas quelqu’un de bien. »
L’erreur devient alors difficile à accepter.
Au lieu d’être une expérience normale qui permet d’apprendre, elle devient une source de honte ou d’angoisse.
Le regard des autres et le besoin d’être reconnu
Le perfectionnisme est souvent lié au regard des autres.
Certaines personnes ont appris à rechercher la reconnaissance à travers ce qu’elles accomplissent.
Être performant(e), irréprochable ou indispensable peut devenir une manière de se sentir légitime.
Elles peuvent alors ressentir :
« Si je fais moins bien, est-ce qu’on m’appréciera toujours ? »
La question de la valeur personnelle devient alors étroitement liée à la réussite.
Quand la critique intérieure devient trop présente
Certaines personnes vivent avec une voix intérieure très exigeante.
Une voix qui remarque immédiatement ce qui manque, ce qui pourrait être amélioré ou ce qui n’a pas été suffisamment bien fait.
Même après une réussite, elles peuvent ressentir :
« Oui, mais j’aurais pu faire mieux. »
Cette difficulté à reconnaître ses propres réussites peut progressivement épuiser.
Car la personne n’atteint jamais réellement le sentiment d’avoir accompli quelque chose.
D’où vient cette exigence envers soi ?
Notre manière de nous évaluer se construit progressivement.
L’histoire personnelle, les attentes familiales, les expériences scolaires, professionnelles ou relationnelles participent à construire notre rapport à la réussite et à l’échec.
Certaines personnes ont grandi avec l’idée qu’il fallait être exemplaire, ne pas décevoir ou mériter la reconnaissance. D’autres ont appris à beaucoup compter sur elles-mêmes et à ne pas montrer leurs fragilités.
Ces façons de fonctionner ont souvent eu une utilité.
Elles ont permis de s’adapter, d’avancer et de trouver une place.
Mais elles peuvent devenir pesantes lorsqu’elles ne laissent plus de place à l’imperfection.
Le perfectionnisme comme moyen de se protéger
Chercher à tout contrôler peut parfois être une manière de tenter de se protéger.
Si tout est anticipé, préparé et maîtrisé, la personne espère éviter la critique, le rejet ou le sentiment d’échec.
Mais cette recherche de sécurité peut devenir une source de tension permanente.
Car il est impossible de tout prévoir.
La vie implique nécessairement une part d’incertitude.
Le lien entre perfectionnisme, anxiété et fatigue psychique
Le perfectionnisme demande beaucoup d’énergie.
Penser constamment à ce qu’il faudrait améliorer, vérifier, anticiper ou corriger peut maintenir le psychisme dans un état d’alerte.
Certaines personnes arrivent en consultation en disant :
« Je suis épuisé(e), mais je n’arrive pas à lever le pied. »


