La phobie scolaire chez l’enfant et l’adolescent : quand l’école devient source d’angoisse
22 août
4 min de lecture
Dernière mise à jour : 31 août

Consultation psychologique pour enfants et adolescents à Levallois-Perret : accompagner les jeunes confrontés aux angoisses scolaires, aux difficultés émotionnelles et aux périodes de souffrance.
« Chaque matin, c’est une crise pour aller à l’école. »
« Mon enfant a mal au ventre, pleure, mais les médecins ne trouvent rien. »
« Il me dit qu’il ne peut pas y aller, mais je ne comprends pas ce qui lui arrive. »
« Avant, tout se passait bien, et du jour au lendemain l’école est devenue impossible. »
Ces situations sont souvent très éprouvantes pour les enfants, les adolescents et leurs parents.
Lorsqu’un jeune refuse d’aller à l’école, cela peut parfois être interprété comme un manque de volonté, de la provocation ou un simple refus d’obéir.
Pourtant, dans certaines situations, ce refus n’est pas un choix.
Il est l’expression d’une angoisse importante qui empêche l’enfant ou l’adolescent de se rendre dans un lieu devenu source de souffrance.
Quand aller à l’école devient une source d’angoisse
Pour certains enfants et adolescents, l’école représente progressivement un lieu associé à la peur, à l’inquiétude ou à un sentiment d’insécurité.
L’angoisse peut apparaître avant même le départ :
douleurs au ventre ;
nausées ;
pleurs ;
crises d’angoisse ;
difficultés à se lever ;
troubles du sommeil ;
demandes répétées de rester à la maison.
L’enfant peut parfois lui-même ne pas comprendre ce qui lui arrive.
Il peut dire :
« Je sais que je devrais y aller, mais je n’y arrive pas. »
Cette impossibilité apparente peut être très déstabilisante pour l’enfant comme pour ses parents.
La phobie scolaire n’est pas un simple refus d’aller en classe
Il est important de différencier un refus lié à une opposition ponctuelle d’une véritable souffrance anxieuse.
Dans la phobie scolaire, l’enfant ou l’adolescent est souvent confronté à une angoisse qui dépasse sa capacité à la contrôler.
Il ne s’agit pas simplement de ne pas vouloir aller à l’école.
Il peut exister une véritable lutte intérieure entre :
« Je voudrais réussir à y aller »
et
« Mon angoisse m’en empêche ».
Cette distinction est essentielle, car elle modifie la manière d’accompagner le jeune.
Qu’est-ce qui peut se cacher derrière une phobie scolaire ?
Chaque situation est singulière.
La phobie scolaire peut apparaître dans différents contextes :
une période de transition (entrée au collège, au lycée, changement d’établissement) ;
des difficultés relationnelles avec les autres élèves ;
une peur du jugement ou du regard des autres ;
des difficultés d’apprentissage ;
une peur de l’échec ;
un perfectionnisme important ;
une séparation difficile avec les parents ;
un événement particulier vécu comme déstabilisant.
Parfois, l’enfant ou l’adolescent ne parvient pas immédiatement à identifier ce qui provoque son angoisse.
La souffrance peut alors se manifester d’abord par le corps ou par le refus.
Le corps exprime parfois ce que les mots ne peuvent pas encore dire
Chez certains enfants, l’angoisse se manifeste principalement par des symptômes physiques.
Le mal de ventre, les nausées, les maux de tête ou la fatigue peuvent être bien réels.
Le corps devient alors le lieu où quelque chose cherche à s’exprimer.
Cela ne signifie pas que l’enfant « invente » ses symptômes.
Au contraire, ces manifestations témoignent souvent d’une souffrance émotionnelle importante.
L’accompagnement consiste à essayer de comprendre ce qui se joue derrière ces manifestations.
La souffrance des parents face au refus scolaire
Pour les parents, cette situation peut être particulièrement difficile.
Ils peuvent ressentir de l’inquiétude, de l’incompréhension ou un sentiment d’impuissance.
Certains se demandent :
« Est-ce que je dois l’obliger à y aller ? »
« Est-ce que je le protège trop ? »
« Est-ce que je fais quelque chose de mal ? »


