Mon adolescent refuse de consulter : comment l’accompagner quand il ne veut pas d’aide ?
22 août
4 min de lecture
Dernière mise à jour : 31 août

Consultation psychologique pour adolescents à Levallois-Perret : accompagner les jeunes et leurs parents lorsque des difficultés apparaissent dans le parcours adolescent.
« Je vois bien que mon enfant ne va pas bien, mais il refuse catégoriquement de consulter. »
« Il me dit qu’il n’a besoin de personne. »
« Plus j’essaie de l’aider, plus il se ferme. »
« Comment faire lorsqu’un adolescent souffre mais ne veut pas être accompagné ? »
Cette situation est fréquente et peut être particulièrement déstabilisante pour les parents.
Ils peuvent ressentir de l’inquiétude, de l’impuissance, parfois même de la culpabilité.
Ils voient leur adolescent changer, se replier, souffrir ou rencontrer des difficultés, mais ils se heurtent à un refus.
Pourtant, ce refus ne signifie pas forcément que l’adolescent n’a pas besoin d’aide.
Il peut être une manière d’exprimer quelque chose qu’il est important d’entendre.
Pourquoi un adolescent peut-il refuser de consulter ?
Pour un adolescent, accepter de rencontrer un psychologue n’est pas toujours simple.
Certains peuvent avoir le sentiment que consulter signifie reconnaître qu’ils ont un problème.
D’autres peuvent craindre d’être jugés, de devoir parler de choses difficiles ou de perdre leur intimité.
Certains adolescents peuvent aussi ressentir la consultation comme une demande qui vient des parents :
« Mes parents pensent que quelque chose ne va pas chez moi. »
« Ils veulent me changer. »
« Ils veulent savoir ce que je dis. »
Dans ces situations, le refus peut être une manière de reprendre du contrôle sur ce qui les concerne.
À l’adolescence, la question de l’autonomie est particulièrement importante.
Refuser de parler ne signifie pas toujours refuser l’aide
Un adolescent peut dire non à une consultation tout en étant en difficulté.
Il peut ne pas savoir comment demander de l’aide.
Il peut avoir du mal à mettre des mots sur ce qu’il ressent.
Il peut aussi penser que ce qu’il traverse « n’est pas assez grave » pour consulter.
Certains jeunes expriment davantage leur souffrance par leur comportement que par la parole : isolement, irritabilité, décrochage scolaire, changements dans les habitudes, troubles du sommeil ou perte d’intérêt.
Derrière un refus, il peut parfois y avoir une difficulté à accepter sa propre vulnérabilité.
Que peuvent faire les parents ?
Lorsque l’adolescent refuse de consulter, les parents peuvent se sentir démunis.
Ils peuvent être tentés d’insister, de multiplier les arguments ou de chercher à convaincre leur enfant.
Pourtant, plus l’adolescent se sent contraint, plus il peut renforcer son opposition.
Il peut être utile de maintenir un dialogue ouvert :
« Je respecte que tu n’aies pas envie d’en parler maintenant, mais je reste disponible si tu en ressens le besoin. »
« Je ne cherche pas à te changer, je cherche à comprendre ce qui t’arrive. »
L’objectif n’est pas de gagner un rapport de force, mais de préserver le lien.
Lorsque les parents consultent avant l’adolescent
Il arrive que l’adolescent ne soit pas prêt à venir en consultation.
Dans ce cas, les parents peuvent eux-mêmes demander un rendez-vous afin d’être accompagnés dans leur réflexion.
Ces consultations permettent de déposer leurs inquiétudes, de mieux comprendre ce qui se joue dans la relation avec leur adolescent et de trouver des ajustements dans leur manière de l’accompagner.
Cela ne signifie pas que l’adolescent est désigné comme « le problème ».
La souffrance d’un jeune s’inscrit toujours dans une histoire singulière et dans un contexte relationnel.
Le travail avec les parents peut parfois ouvrir progressivement un espace où l’adolescent pourra, plus tard, accepter une rencontre.
Comment donner envie à un adolescent de consulter ?
La manière de présenter la consultation est importante.
Dire à un adolescent :
« Tu as besoin d’un psychologue »
peut parfois être vécu comme une accusation.
Il peut être plus aidant de lui proposer une possibilité :
« Tu pourrais rencontrer quelqu’un qui n’est ni un parent ni un professeur, avec qui tu pourrais parler librement de ce que tu traverses. »


