La crise d’adolescence : opposition ou souffrance ?
22 août
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Dernière mise à jour : 31 août

Consultation psychologique pour adolescents à Levallois-Perret : comprendre les changements de l’adolescence et accompagner les jeunes et leurs familles face aux difficultés rencontrées.
« Il s’oppose à tout. »
« Elle n’accepte plus aucune remarque. »
« Nous avons l’impression de ne plus reconnaître notre enfant. »
« Est-ce seulement une crise d’adolescence ou est-ce qu’il souffre réellement ? »
Cette question revient souvent chez les parents qui consultent.
L’adolescence est une période de transformation profonde, durant laquelle le jeune cherche progressivement à se différencier de ses parents, à construire son identité et à trouver sa propre place.
Cette période peut parfois s’accompagner de tensions, de conflits et d’oppositions.
Mais derrière ce qui est parfois appelé une « crise d’adolescence », il est important de pouvoir distinguer ce qui relève d’un mouvement normal de construction de soi et ce qui peut être le signe d’une souffrance plus importante.
L’adolescence : une période où il faut trouver sa propre place
Grandir implique de se séparer progressivement de l’enfance.
L’adolescent n’est plus tout à fait un enfant, mais il n’est pas encore un adulte.
Il doit apprendre à devenir lui-même, à faire ses propres choix et à se construire en dehors du regard parental.
Cette étape peut naturellement créer des tensions.
Dire non, questionner les règles, revendiquer davantage de liberté ou vouloir préserver son intimité font partie du processus d’autonomisation.
Pour les parents, cette période peut parfois être difficile à vivre.
Ils peuvent avoir le sentiment de perdre leur enfant ou de ne plus avoir la même place auprès de lui.
Quand l’opposition devient une source de souffrance
Toutes les oppositions adolescentes ne sont pas inquiétantes.
Cependant, certains changements peuvent témoigner d’un mal-être qui mérite d’être entendu.
Par exemple :
un isolement important ;
une tristesse persistante ;
une perte d’intérêt pour les activités habituelles ;
une anxiété importante ;
une chute brutale des résultats scolaires ;
des troubles du sommeil ou de l’alimentation ;
une irritabilité permanente ;
un sentiment de dévalorisation.
Ces manifestations ne permettent pas à elles seules de poser une conclusion, mais elles peuvent inviter à chercher ce que l’adolescent traverse.
Derrière la colère, une autre émotion peut parfois se cacher
La colère est une émotion souvent visible chez l’adolescent.
Elle peut impressionner les parents et donner le sentiment que le jeune « ne veut rien entendre ».
Pourtant, derrière une colère peuvent parfois se trouver d’autres émotions plus difficiles à exprimer :
la peur, la tristesse, le sentiment d’échec, la solitude ou l’impression de ne pas être compris.
Certains adolescents ont plus de facilité à montrer leur opposition qu’à dire leur vulnérabilité.
Le comportement devient alors une manière de communiquer quelque chose qui n’a pas encore trouvé les mots pour se dire.
Pourquoi est-ce parfois si difficile pour les parents ?
Les parents peuvent eux aussi traverser une période de questionnement.
Ils peuvent se demander :
« Est-ce que je dois poser davantage de limites ? »
« Est-ce que je dois le laisser tranquille ? »
« Est-ce que je fais bien les choses ? »
Accompagner un adolescent demande souvent de trouver un nouvel équilibre.
Il ne s’agit plus seulement de protéger un enfant, mais d’accompagner un jeune qui cherche progressivement à devenir autonome.
Cela peut nécessiter d’ajuster la manière de communiquer, de poser un cadre tout en laissant une place à l’expression personnelle.
L’adolescent face à ses propres transformations
L’adolescent traverse également de nombreux bouleversements intérieurs.
Son corps change, son rapport aux autres évolue, ses questions sur l’avenir apparaissent.
Il peut être confronté à des interrogations importantes :
« Qui suis-je ? »
« Quelle place ai-je auprès des autres ? »
« Comment être moi-même tout en étant accepté ? »


