La dépendance affective : quand aimer devient une source de souffrance
1 août
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Consultation psychologique à Levallois-Perret : comprendre le besoin constant d’être rassuré(e), la peur de perdre l’autre et les difficultés à trouver une sécurité intérieure.
« Pourquoi ai-je autant besoin d’être rassuré(e) par l’autre ? »
« J’ai besoin de savoir qu’on m’aime, sinon je doute immédiatement. »
« Je fais passer l’autre avant moi, même quand je souffre. »
« J’ai peur d’être abandonné(e), alors j’accepte parfois des choses qui ne me conviennent pas. »
« Je voudrais réussir à être plus indépendant(e), mais je n’y arrive pas. »
Ces phrases sont souvent celles de personnes qui consultent parce que leurs relations affectives deviennent une source d’angoisse ou d’épuisement.
La dépendance affective est un terme aujourd’hui très utilisé.
Mais derrière cette expression se trouvent des réalités très différentes selon les personnes.
Il ne s’agit pas d’aimer trop.
Avoir besoin de l’autre, être attaché(e), chercher du soutien et partager une relation sont des dimensions naturelles de la vie affective.
La souffrance apparaît lorsque le lien à l’autre devient indispensable pour se sentir exister, rassuré(e) ou avoir de la valeur.
Quand l’amour devient une source d’inquiétude
Certaines personnes vivent leurs relations avec une grande intensité émotionnelle.
Elles peuvent ressentir une peur importante dès qu’un doute apparaît :
« Est-ce qu’il m’aime toujours ? »
« Est-ce qu’elle va partir ? »
« Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? »
Le moindre changement peut être vécu comme une menace :
un message auquel l’autre ne répond pas immédiatement ;
une distance temporaire ;
une baisse d’attention ;
une remarque qui est interprétée comme un rejet.
La relation devient alors un lieu où la personne cherche constamment à être rassurée.
Cette question revient souvent en consultation.
Certaines personnes disent :
« Je sais que mon partenaire m’aime, mais j’ai toujours besoin qu’il me le montre. »
Ce besoin de réassurance ne signifie pas que la personne est capricieuse ou exigeante.
Il peut traduire une insécurité plus profonde.
Lorsque la sécurité intérieure est fragile, le regard et les preuves d’amour de l’autre peuvent devenir une manière de calmer une inquiétude.
L’autre devient alors celui qui vient confirmer :
« Tu comptes. »
« Tu es important(e). »
« Tu es aimable. »
Quand l’image de soi dépend du regard de l’autre
Dans certaines formes de dépendance affective, la valeur personnelle semble dépendre principalement de la relation.
La personne peut se sentir bien lorsqu’elle est aimée, choisie ou valorisée.
Mais elle peut s’effondrer lorsqu’elle ressent une distance, une critique ou une absence de reconnaissance.
Elle peut alors avoir du mal à répondre à une question essentielle :
« Qui suis-je lorsque je ne suis pas regardé(e) ou choisi(e) par quelqu’un d’autre ? »
S’oublier pour préserver la relation
Certaines personnes qui souffrent de dépendance affective ont appris à beaucoup s’adapter.
Elles peuvent :
accepter des situations qui les font souffrir ;
avoir du mal à exprimer leurs besoins ;
éviter les conflits ;
chercher constamment à satisfaire l’autre ;
avoir peur de poser des limites.
Elles peuvent penser :
« Ce n’est pas grave, le plus important est de ne pas le/la perdre. »
Mais progressivement, la relation peut devenir un lieu où la personne disparaît elle-même.
La peur de perdre l’autre
Derrière la dépendance affective se trouve souvent une peur centrale : celle de l’abandon.
La personne ne craint pas seulement la séparation.
Elle peut craindre ce que cette séparation signifierait sur elle-même :
« Si cette personne part, est-ce que cela veut dire que je ne suis pas assez bien ? »
« Est-ce que je pourrai être aimé(e) à nouveau ? »
« Qui suis-je sans cette relation ? »
La peur de perdre l’autre peut alors conduire à rester dans une relation par peur de souffrir davantage, plutôt que par véritable choix.
Une manière de se protéger qui peut devenir douloureuse
Les fonctionnements affectifs ne se construisent pas par hasard.
Ils peuvent être liés à l’histoire personnelle, aux expériences relationnelles, aux premières façons d’être en lien avec les autres et aux blessures vécues.
Certaines personnes ont appris très tôt à rechercher la sécurité dans l’attention de l’autre.
Cette manière de fonctionner a parfois été une adaptation nécessaire.
Mais à l’âge adulte, elle peut devenir source de souffrance lorsqu’elle empêche de se sentir suffisamment solide seul(e).
La question du désir dans la relation
Dans une approche psychanalytique, il peut être intéressant d’interroger la place du désir dans le lien amoureux.
Est-ce que je choisis cette relation parce qu’elle me correspond ?
Ou est-ce que je m’y accroche principalement parce qu’elle me rassure ?
Qu’est-ce que je désire réellement, au-delà de la peur de perdre l’autre ?
Le travail thérapeutique permet d’explorer cette frontière entre le besoin d’être aimé et la possibilité d’aimer tout en restant soi-même.
La consultation psychologique : retrouver une sécurité intérieure
La consultation psychologique offre un espace pour comprendre son rapport au lien, à l’amour et à soi-même.
À travers la parole, il devient possible d’explorer :
les expériences qui ont construit la manière d’aimer ;
les peurs qui apparaissent dans la relation ;
les attentes placées dans le regard de l’autre ;
les répétitions qui peuvent se retrouver d’une relation à l’autre.


