Les symptômes corporels : quand le corps exprime une souffrance
31 juil.
4 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 sept.

Psychologue clinicienne à Levallois-Perret, je vous accompagne lorsque des manifestations corporelles, des douleurs ou une fatigue persistante s’accompagnent d’une souffrance psychique ou d’un besoin de comprendre ce qui se joue dans votre histoire.
Notre corps et notre vie psychique sont intimement liés. Nous faisons tous l’expérience du fait que nos émotions peuvent avoir des répercussions physiques : une accélération du rythme cardiaque face au stress, une tension musculaire lors d’une période difficile, une fatigue importante après une épreuve émotionnelle.
Mais parfois, certaines manifestations corporelles deviennent plus présentes, plus inquiétantes ou difficiles à comprendre.
La personne peut alors se demander :
« Pourquoi mon corps réagit-il comme ça ? »
« Pourquoi ai-je mal alors que les examens médicaux ne montrent rien d’inquiétant ? »
« Est-ce que cette fatigue permanente peut être liée à ce que je traverse psychiquement ? »
Ces questions peuvent être à l’origine d’une grande souffrance et d’un sentiment d’incompréhension.
Quand le corps devient le lieu d’expression d’une souffrance
Certaines périodes de vie peuvent mettre le corps à rude épreuve :
stress prolongé ;
événements douloureux ;
conflits relationnels ;
deuils ;
changements importants ;
périodes de grande incertitude.
Lorsque certaines émotions sont difficiles à reconnaître, à exprimer ou à élaborer, elles peuvent parfois se manifester autrement. Le corps peut alors devenir un lieu où quelque chose cherche à se dire.
Cela ne signifie pas que la souffrance est imaginaire. Une douleur ressentie est une réalité. Une fatigue est une réalité. Une sensation corporelle est une réalité. Mais il peut être utile d’explorer également la dimension psychique qui accompagne parfois ces manifestations.
Le lien entre le corps et les émotions
Notre vie psychique influence notre manière de ressentir notre corps.
L’anxiété, par exemple, peut provoquer ou amplifier certaines sensations et manifestations corporelles :
oppression ;
boule dans la gorge ;
tensions musculaires ;
troubles du sommeil ;
fatigue ;
troubles digestifs ;
maux de tête ;
palpitations ;
manifestations cutanées, comme l'eczéma ;
sensations inhabituelles.
Certaines personnes décrivent également une impression de ne plus reconnaître leur propre corps ou de ne plus parvenir à comprendre ses réactions. Dans ces situations, chercher à mettre des mots sur ce qui est vécu peut permettre d’établir de nouveaux liens entre les sensations corporelles et l’histoire personnelle.
Les symptômes corporels ne sont pas « dans la tête »
Il est essentiel de rappeler qu’un symptôme corporel n’est jamais simplement «imaginé ».
Dire qu’une souffrance peut avoir une dimension psychique ne signifie pas qu’elle n’est pas réelle.
Le corps et le psychisme fonctionnent ensemble.
Une personne peut souffrir physiquement tout en ayant besoin d’explorer également ce que cette souffrance représente pour elle.
De la même manière, un accompagnement psychologique ne remplace pas un suivi médical lorsqu’un problème de santé physique est en jeu.
Toute douleur nouvelle, persistante ou inquiétante doit pouvoir être évaluée par un professionnel de santé.
La fatigue psychique : quand l’énergie est mobilisée par une lutte intérieure
Certaines personnes consultent en disant :
« Je suis épuisé(e), mais je ne comprends pas pourquoi. »
Bien sûr, une fatigue peut avoir de nombreuses causes médicales, physiques ou liées au mode de vie.
Mais il existe également une fatigue psychique.
Maintenir en permanence des mécanismes de défense, contrôler ses émotions, lutter contre certaines pensées ou tenter de contenir une souffrance intérieure peut mobiliser beaucoup d’énergie.
La personne peut avoir l’impression de fonctionner normalement à l’extérieur, tout en étant intérieurement dans un état d’effort permanent.
Le symptôme comme message à écouter
Dans une approche psychanalytique, le symptôme n’est pas uniquement considéré comme quelque chose à supprimer.
Il peut aussi être envisagé comme une manifestation qui invite à chercher du sens.
La question n’est pas seulement :
« Comment faire disparaître ce symptôme ? »
Mais aussi :
« Que vient-il exprimer ? »
« Pourquoi apparaît-il aujourd’hui ? »
« Qu’est-ce qui, dans mon histoire ou dans ma situation actuelle, demande à être entendu ? »


