Pourquoi est-il parfois si difficile de poser ses limites ?
5 août
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Consultation psychologique à Levallois-Perret : comprendre la difficulté à dire non, à prendre sa place et à préserver son équilibre dans la relation aux autres.
« Je n’arrive pas à dire non. »
« J’ai toujours peur de décevoir les autres. »
« Je fais passer les besoins des autres avant les miens. »
« Je me sens responsable du bien-être de tout le monde. »
« Je suis épuisé(e), mais je continue quand même. »
Ces phrases sont souvent celles de personnes qui consultent parce qu’elles ont le sentiment de trop donner, de trop porter ou de ne jamais réussir à penser à elles-mêmes.
Elles ne manquent pas nécessairement de volonté.
Elles peuvent simplement avoir appris, au fil de leur histoire, à beaucoup s’adapter aux autres et à mettre leurs propres besoins au second plan.
Dire non : une difficulté qui ne concerne pas seulement le refus
Poser une limite peut sembler simple en apparence.
Dire « non », exprimer un désaccord ou demander quelque chose dont on a besoin paraît être une action ordinaire.
Pourtant, pour certaines personnes, cela provoque une véritable tension intérieure.
Dire non peut être associé à la peur de blesser, de décevoir, d’être rejeté(e) ou de ne plus être aimé(e).
La difficulté n’est donc pas seulement dans le fait de refuser.
Elle touche souvent à la place que l’on pense pouvoir occuper dans la relation.
Quand les besoins des autres prennent toute la place
Certaines personnes ont développé une grande capacité d’écoute et d’attention aux autres.
Elles savent anticiper les besoins, comprendre les émotions de leur entourage et être présentes dans les moments difficiles.
Ces qualités sont précieuses.
Mais elles peuvent parfois devenir source de souffrance lorsque la personne ne s’autorise plus à exister pour elle-même.
Elle peut alors ressentir :
« Je sais ce dont les autres ont besoin, mais je ne sais plus ce dont moi j’ai besoin. »
La peur de décevoir
Derrière la difficulté à poser des limites se trouve souvent une peur importante : celle de perdre le lien avec l’autre.
Certaines personnes ont appris qu’être aimé signifiait être disponible, agréable, compréhensif ou ne pas créer de conflit.
Elles peuvent alors associer l’affirmation de soi à un risque :
« Si je pense à moi, est-ce que je deviens égoïste ? »
« Si je refuse, est-ce qu’on va m’en vouloir ? »
« Si je montre ce que je ressens vraiment, est-ce qu’on va encore m’aimer ? »
L’origine de nos difficultés à prendre notre place
Notre manière d’être en relation avec les autres s’inscrit dans notre histoire.
Les expériences vécues dans l’enfance, les relations familiales, les attentes auxquelles nous avons dû répondre et la place que nous avons occupée auprès des autres participent à construire notre façon d’entrer en lien.
Certaines personnes ont appris très tôt à être autonomes et à ne pas demander.
D’autres ont appris à prendre soin des autres avant de prendre soin d’elles-mêmes.
Ces fonctionnements peuvent continuer à influencer les relations à l’âge adulte.
Lorsque l’adaptation devient épuisante
S’adapter est nécessaire dans toute relation.
Vivre avec les autres implique de tenir compte de leurs besoins, de leurs émotions et de leurs contraintes.
Mais une adaptation permanente peut devenir coûteuse psychiquement.
Être constamment attentif au regard de l’autre, anticiper ses réactions, éviter les conflits ou retenir ce que l’on ressent demande une énergie importante.
La fatigue ressentie peut alors être le signe qu’une partie de soi est trop souvent mise de côté.
Poser ses limites ne signifie pas rejeter l’autre
Certaines personnes craignent que mettre des limites crée de la distance ou du conflit.
Pourtant, une limite n’est pas une rupture du lien.
Elle permet au contraire une relation plus authentique.
Pouvoir dire :
« Je ne peux pas aujourd’hui. »
« Je ne suis pas d’accord. »
« J’ai besoin de temps pour moi. »
« Cela me fait souffrir. »


