L’orientation scolaire et la peur de l’avenir : quand choisir devient source d’angoisse
21 août
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Dernière mise à jour : 22 août

Consultation psychologique pour adolescents à Levallois-Perret : accompagner les jeunes face aux questionnements, aux choix d’orientation et aux inquiétudes liées à l’avenir.
« Mon enfant ne sait pas quoi faire plus tard. »
« Il a peur de se tromper de voie. »
« Elle se met une pression énorme pour réussir. »
« Plus on parle d’orientation, plus il se bloque. »
Pour de nombreux adolescents, la question de l’avenir peut devenir une véritable source d’angoisse.
Choisir une orientation scolaire, réfléchir à un métier ou se projeter dans la vie adulte ne représente pas seulement une décision concrète.
À l’adolescence, cette question touche aussi à la construction de l’identité :
« Qui suis-je ? »
« Qu’est-ce que je vaux ? »
« Quelle place vais-je trouver dans le monde ? »
Choisir son avenir à un âge où l’on se cherche encore
L’adolescence est une période de grands questionnements.
Le jeune doit progressivement se détacher des attentes de son entourage pour construire ses propres envies, ses propres choix et sa propre manière d’être au monde.
Pourtant, on lui demande souvent, à un moment où il est encore en pleine construction, de se projeter dans un avenir parfois très lointain.
Cette demande peut être difficile à supporter.
Certains adolescents peuvent ressentir :
« Je devrais déjà savoir ce que je veux faire. »
« Les autres ont un projet, pas moi. »
« Si je me trompe, mon avenir est compromis. »
Quand l’orientation devient une source de pression
La réussite scolaire occupe aujourd’hui une place importante dans les préoccupations des familles. Certains adolescents peuvent ressentir une forte pression autour des résultats, des choix d’études ou des attentes familiales. Cette pression peut parfois se traduire par :
une peur excessive de l’échec ;
un perfectionnisme important ;
des difficultés à prendre une décision ;
une perte de confiance en soi ;
un sentiment de ne jamais être à la hauteur.
L’adolescent peut alors vivre l’orientation non plus comme une possibilité d’explorer, mais comme une obligation de réussir.
La peur de se tromper
Une des grandes inquiétudes des adolescents concerne souvent l’erreur. Ils peuvent avoir le sentiment qu’un mauvais choix déterminera toute leur vie. Pourtant, le parcours scolaire et professionnel se construit rarement de manière linéaire. Les expériences, les rencontres et les changements de projet font partie du cheminement. Mais lorsqu’un adolescent est envahi par l’angoisse, il peut avoir du mal à percevoir cette possibilité. La peur de choisir peut alors conduire à l’immobilité : « Si je ne suis pas certain, je préfère ne rien décider. »
Quand l’adolescent ne sait pas ce qu’il veut
Ne pas avoir de projet précis à l’adolescence n’est pas nécessairement inquiétant.
Chaque jeune avance à son propre rythme.
Certains ont besoin d’expérimenter davantage avant de pouvoir identifier leurs envies.
Cependant, lorsque cette absence de projet s’accompagne d’une souffrance importante, d’une perte de confiance ou d’un sentiment d’échec, il peut être utile de chercher ce qui se joue derrière cette difficulté.
Parfois, la question « Que veux-tu faire plus tard ? » peut cacher d’autres interrogations :
« Est-ce que je suis capable ? »
« Est-ce que je peux réussir ? »
« Est-ce que j’ai le droit de choisir quelque chose pour moi ? »
La place des parents dans les choix d’orientation
Pour les parents, voir leur adolescent hésiter peut également être source d’inquiétude.
Ils peuvent vouloir l’aider, le conseiller, le rassurer.
Mais parfois, leurs propres attentes ou leurs propres inquiétudes peuvent involontairement augmenter la pression ressentie par le jeune.
Accompagner un adolescent dans son orientation, c’est aussi lui permettre de construire progressivement son propre chemin.
Il s’agit de soutenir sa réflexion tout en lui laissant une place pour découvrir ce qui lui correspond.
L’orientation comme une rencontre avec soi-même
Choisir une orientation ne consiste pas uniquement à trouver « le bon métier ».
C’est aussi apprendre à mieux se connaître :
ses goûts ;
ses capacités ;
ses envies ;
ses valeurs ;
sa manière d’être en relation avec les autres.


