Consulter un psychologue lors d’un parcours de PMA : un espace pour déposer ce qui ne peut pas toujours être dit
17 août
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Dernière mise à jour : 17 sept.

Psychologue à Levallois-Perret : un accompagnement psychologique tout au long du parcours de procréation médicalement assistée.
Le parcours de procréation médicalement assistée (PMA) représente souvent bien plus qu’un accompagnement médical fait de protocoles, d’examens et de traitements.
C’est une expérience profondément intime où se mêlent le désir d’enfant, l’espoir, l’attente, les déceptions successives, les doutes, mais aussi des questionnements identitaires qui peuvent parfois ébranler profondément la personne ou le couple.
Si les avancées de la médecine offrent aujourd’hui de nombreuses possibilités, elles ne peuvent pas toujours apaiser ce qui se joue sur le plan psychique.
Un parcours qui envahit parfois toute la vie
Au fil des mois, beaucoup de personnes ont le sentiment que leur quotidien s’organise autour des rendez-vous médicaux, des traitements, des résultats d’examens et de l’attente.
Le temps semble suspendu entre deux tentatives.
Chaque nouveau protocole fait renaître l’espoir, mais aussi la crainte d’une nouvelle déception.
En consultation, il n’est pas rare d’entendre :
« J’ai l’impression que toute ma vie tourne autour de la PMA. »
« Je ne pense plus qu’à ça. »
« Chaque mois, je recommence à espérer, puis je m’effondre. »
« J’ai peur que cela ne fonctionne jamais. »
Ce parcours peut progressivement occuper toute la place, au point de laisser peu d’espace à la vie de couple, à la vie professionnelle ou aux projets personnels.
Quand le corps devient un corps médical
L’une des souffrances les plus souvent exprimées concerne le rapport au corps.
Au fil des traitements, des injections, des échographies, des prises de sang et des examens, certaines femmes ont le sentiment que leur corps ne leur appartient plus tout à fait.
Il devient un corps observé, mesuré, stimulé, attendu.
Certaines décrivent le sentiment d’être réduites à des résultats biologiques ou à des chiffres.
Elles peuvent dire :
« J’ai l’impression que mon corps ne m’appartient plus. »
« Mon corps est devenu un corps médical. »
« Je ne vois plus mon corps comme avant. »
Cette impression de dépossession peut être difficile à mettre en mots. Elle touche souvent à l’intimité, à la féminité, à l’image de soi et au rapport à son propre corps.
L’accompagnement psychologique permet aussi de redonner une place à cette dimension profondément humaine, qui ne peut être réduite au seul suivi médical.
Une souffrance souvent invisible
L’entourage souhaite généralement soutenir, mais il ne sait pas toujours comment s’y prendre.
Certaines remarques, pourtant bien intentionnées, peuvent devenir douloureuses :
« Il ne faut pas y penser. »
« Vous êtes encore jeunes. »
« Vous pouvez toujours adopter. »
« Détends-toi, ça viendra. »
Ces paroles peuvent donner le sentiment que la souffrance n’est pas pleinement reconnue.
Beaucoup de personnes finissent alors par se taire pour éviter les explications ou les maladresses.
Elles peuvent ressentir une grande solitude.
Le couple face à l’épreuve
Le parcours de PMA peut également mettre le couple à l’épreuve.
Chacun vit les traitements, l’attente et les échecs à sa manière.
L’un peut avoir besoin d’en parler quand l’autre préfère garder le silence.
Des incompréhensions peuvent apparaître, ainsi qu’un sentiment d’isolement, alors même que le projet d’enfant est partagé.
La sexualité elle-même peut parfois perdre sa spontanéité et devenir associée aux contraintes du parcours.
Prendre un temps pour parler ensemble de ce qui est vécu peut permettre de préserver le lien conjugal au-delà des difficultés rencontrées.
Les émotions ont toute leur place
Dans un parcours de PMA, il est fréquent de traverser des émotions parfois contradictoires.
Certaines personnes peuvent ressentir de la tristesse, de la colère, de la culpabilité ou de l’envie lorsqu’elles apprennent la grossesse d’un proche.
D’autres culpabilisent justement de ressentir ces émotions.
En consultation, il est fréquent d’entendre :
« Je suis heureuse pour eux… mais en même temps, j’ai mal. »
« Je ne me reconnais plus. »
« Je culpabilise de ne pas réussir à donner un enfant à mon conjoint. »


