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Cancer et maladie grave : quel accompagnement psychologique ?

16 août
5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

chaise avec couverture représentant une chimiothérapie ou autres traitements


« Depuis que je suis malade, j’ai l’impression que ma vie a changé. »
« Je voudrais rester fort(e), mais parfois je n’y arrive plus. »
« Les médecins s’occupent de mon corps, mais qu’est-ce que je fais de tout ce que je ressens ? »

L’annonce d’un cancer, d’une maladie grave ou d’une maladie chronique peut constituer un bouleversement profond dans la vie d’une personne.

Au-delà de la réalité médicale, des examens et des traitements, la maladie peut venir toucher le rapport au corps, l’identité, les projets, les relations aux autres et parfois la manière même dont une personne envisage son avenir.

Dans ce contexte, un accompagnement psychologique peut offrir un espace où ce qui est vécu peut être mis en mots, sans avoir à toujours montrer du courage, rassurer son entourage ou donner l’impression de « bien faire face ».


L’annonce d’un cancer ou d’une maladie grave : un moment de rupture


L’annonce d’une maladie grave peut produire un véritable effet de rupture.

Même lorsqu’un diagnostic était envisagé ou que des symptômes existaient déjà, entendre qu’il s’agit d’un cancer, d’une maladie neurologique, d’une maladie auto-immune ou d’une autre pathologie grave ou chronique peut modifier brutalement les repères.

La peur, la sidération, la colère, la tristesse, le sentiment d’injustice ou l’incertitude peuvent alors se mêler.

Mais il n’existe pas une seule manière de réagir à l’annonce d’une maladie.

Certaines personnes éprouvent immédiatement le besoin de parler ; d’autres cherchent d’abord à comprendre les informations médicales, à agir ou à poursuivre leur quotidien. D’autres encore peuvent avoir le sentiment que la réalité du diagnostic reste difficile à saisir.

L’accompagnement psychologique ne consiste pas à déterminer ce qu’une personne devrait ressentir.

Il permet d’accueillir ce qui apparaît, au rythme propre à chacun.

Cancer, traitements et rapport au corps


La maladie grave confronte directement à la réalité du corps.

Les traitements, la fatigue, les douleurs, une intervention chirurgicale ou certains changements corporels peuvent modifier la manière dont une personne se perçoit et se reconnaît.

Dans le cancer, par exemple, une cicatrice, une perte de cheveux, une variation de poids, une mastectomie ou les effets d’un traitement peuvent parfois affecter profondément l’image du corps.

Mais cette expérience ne concerne pas uniquement l’oncologie.

Une maladie chronique, une sclérose en plaques ou une autre pathologie susceptible de modifier les capacités physiques peut également venir interroger le rapport au corps, à l’autonomie et à l’image de soi.

La personne ne se réduit pourtant jamais à son corps malade.

Un travail psychologique peut permettre que puissent aussi être entendus ce que ces transformations représentent dans une histoire singulière et la manière dont chacun les traverse.

Quand il faudrait « rester fort » et « garder le moral »


Face à la maladie, l’entourage cherche souvent à soutenir et à encourager :

« Il faut garder le moral. »
« Il faut rester positif. »
« Tu vas y arriver. »

Ces paroles sont généralement bien intentionnées. Elles peuvent pourtant parfois laisser peu de place à ce qui est plus difficile à dire.

La personne malade peut elle-même chercher à protéger ses proches, à ne pas les inquiéter ou à maintenir une certaine image d’elle-même.

La consultation psychologique offre alors un espace dans lequel il n’est pas nécessaire de rassurer l’autre, de minimiser ce qui est éprouvé ou de montrer que l’on fait face.

La peur, la colère, le découragement, mais également les moments d’espoir, de soulagement ou simplement le besoin de ne pas parler de la maladie peuvent y trouver leur place.

La maladie grave peut-elle bouleverser l’identité ?


Lorsqu’une maladie grave survient, toute l’existence peut progressivement sembler s’organiser autour d’elle.

Les rendez-vous médicaux, les résultats d’examens, les traitements et leurs effets peuvent occuper une place considérable.

Une personne peut parfois avoir le sentiment d’être devenue avant tout « un patient » ou « un malade ».

Pourtant, une personne ne se résume jamais à sa maladie.

Elle reste inscrite dans une histoire, des relations, des désirs, des conflits, des projets et une vie psychique qui ne disparaissent pas avec le diagnostic.

L’accompagnement psychologique peut ainsi préserver un espace dans lequel il est possible de parler de la maladie, mais également de tout ce qui n’est pas la maladie.

Vivre avec l’incertitude


La maladie grave confronte souvent à une temporalité particulière : attendre un résultat, un examen, une intervention, savoir si un traitement fonctionne, redouter une récidive ou apprendre à vivre avec une maladie dont l’évolution reste incertaine.

Cette attente peut devenir particulièrement éprouvante.

La maladie peut également faire surgir des questions qui dépassent largement le seul champ médical : le rapport au temps, aux projets, au travail, à la famille, à la dépendance, à la perte ou à la mort.

Il ne s’agit pas nécessairement de chercher immédiatement des réponses à ces questions. Elles peuvent trouver une place dans la consultation lorsqu’elles se présentent.

Après les traitements : pourquoi n’est-ce pas toujours « terminé » ?


La fin des traitements ou l’annonce d’une rémission est souvent attendue comme le moment où la vie pourra enfin « reprendre ».

Pourtant, le vécu psychique ne suit pas nécessairement le calendrier médical.

Après une période pendant laquelle il fallait parfois avancer de rendez-vous en rendez-vous et de traitement en traitement, certaines questions peuvent apparaître autrement lorsque l’urgence médicale s’éloigne.

La peur d’une récidive peut persister. Le corps peut avoir changé. Le retour au travail ou à la vie quotidienne peut ne pas être aussi simple qu’imaginé.

L’entourage peut également considérer que l’épreuve est désormais derrière la personne, alors que celle-ci continue à en éprouver les effets.

Un accompagnement psychologique peut donc avoir sa place pendant la maladie, mais également après les traitements.

Et les proches ?


La maladie grave touche la personne malade, mais elle peut également bouleverser son entourage.

Le conjoint, les parents, les enfants ou d’autres proches peuvent être confrontés à leurs propres inquiétudes, tout en cherchant à soutenir la personne malade.

Certains peuvent avoir le sentiment qu’ils n’ont pas le droit de se plaindre ou de montrer leur fatigue puisque « ce n’est pas eux qui sont malades ».

Pourtant, accompagner une personne atteinte d’un cancer ou d’une maladie grave peut également être éprouvant.

Un proche peut lui aussi ressentir le besoin de disposer d’un espace où parler de ce qu’il traverse.

Psycho-oncologie et accompagnement psychologique du cancer


La psycho-oncologie s’intéresse aux dimensions psychologiques liées au cancer et à ses conséquences pour la personne malade et son entourage.

Un accompagnement psychologique ne remplace évidemment jamais la prise en charge médicale. Il vient prendre place à côté d’elle.

Il peut être proposé dans différents contextes : au sein d’un établissement de soins, dans certaines structures spécialisées dans l’accompagnement des personnes atteintes d’un cancer, auprès d’associations ou dans le cadre d’un suivi auprès d’un psychologue en libéral.

La possibilité de consulter ne dépend cependant pas d’un diagnostic de cancer.

Une personne confrontée à une maladie grave ou chronique peut également ressentir le besoin d’un espace psychologique pour traverser ce que la maladie vient bouleverser dans son existence.

Consulter un psychologue face à un cancer ou une maladie grave à Levallois-Perret


Il n’est pas nécessaire d’attendre de se sentir dépassé pour consulter un psychologue.

La demande peut apparaître au moment de l’annonce du diagnostic, pendant les traitements, dans une période d’attente ou d’incertitude, après les traitements, lors du retour à la vie quotidienne ou simplement à un moment où quelque chose devient plus difficile à porter.

Dans mon cabinet de psychologie à Levallois-Perret, j’accueille les adultes confrontés à un cancer, une maladie grave ou chronique, ainsi que les proches qui peuvent éprouver le besoin d’un accompagnement psychologique.

La consultation offre un espace confidentiel où la maladie peut être parlée sans que la personne soit réduite à celle-ci, et où peuvent également trouver leur place son histoire, ses relations et ce qui continue à compter pour elle.

 



 
 
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